Alerte crypto : thryva.cyou usurpe l’AMF pour attirer des épargnants

Une page qui ressemble à un article de presse, un prétendu programme financier soutenu par l’Autorité des marchés financiers et la promesse de gagner rapidement de l’argent. thryva.cyou cumule les signaux d’une opération frauduleuse visant les investisseurs. Le régulateur français l’a placé sur sa liste noire le 17 août 2026 pour « Usurpation AMF » et l’identifie parmi plusieurs faux sites d’information utilisés pour promouvoir de prétendues opportunités d’enrichissement.

Alerte crypto : thryva.cyou usurpe l’AMF pour attirer des épargnants

Une page qui ressemble à un article de presse, un prétendu programme financier soutenu par l’Autorité des marchés financiers et la promesse de gagner rapidement de l’argent. thryva.cyou cumule les signaux d’une opération frauduleuse visant les investisseurs. Le régulateur français l’a placé sur sa liste noire le 17 août 2026 pour « Usurpation AMF » et l’identifie parmi plusieurs faux sites d’information utilisés pour promouvoir de prétendues opportunités d’enrichissement.

Une fausse actualité pour conduire vers un investissement crypto

Le piège est plus élaboré qu’un simple faux site de trading. L’AMF explique avoir identifié plusieurs adresses internet prenant l’apparence d’articles de presse et faisant la promotion de prétendus moyens de s’enrichir rapidement. thryva.cyou figure explicitement parmi les domaines signalés.

Des analyses spécialisées du site indiquent que la page reproduisait l’apparence du journal Le Monde et mettait en scène un prétendu débat diffusé dans l’émission C dans l’air. Le scénario faisait intervenir des personnalités connues afin de donner de la crédibilité à un supposé « Programme Français d’Accès Financier ».

Le programme était présenté comme lié à l’AMF. Or, le régulateur affirme exactement l’inverse. thryva.cyou n’est pas autorisé à proposer certains services ou placements financiers en France et apparaît dans la catégorie des usurpations de l’AMF.

thryva.cyou AMF

L’objectif de la page était d’amener l’internaute vers BitKeltTrade, une plateforme de trading également signalée par le régulateur. L’AMF a inscrit bitkelttrade.com sur sa liste noire dans la catégorie crypto-actifs le même jour que thryva.cyou.

Un domaine créé quelques semaines avant l’alerte

Un autre élément doit attirer l’attention des utilisateurs. Les recherches techniques publiées par BrokerDefense et Warning Trading situent la création du domaine au 31 juillet 2026, soit seulement 17 jours avant son inscription sur la liste noire de l’AMF.

Selon ces analyses, le site cherchait notamment à collecter le nom, l’adresse électronique et le numéro de téléphone des internautes avant qu’un prétendu conseiller ne les contacte. Warning Trading rapporte également la mise en avant d’un dépôt initial de 275 euros et de témoignages vantant des gains rapides.

Les recherches de BrokerDefense relèvent aussi des éléments techniques communs entre thryva.cyou et BitKeltTrade, dont une même icône de site et un même dispositif Cloudflare Turnstile. Ces éléments techniques proviennent de l’analyse de BrokerDefense et ne sont pas détaillés dans l’alerte officielle de l’AMF.

L’AMF confirme que BitKeltTrade n’a pas d’autorisation européenne

Le signal le plus sérieux vient directement du régulateur.

Dans son alerte consacrée aux faux articles de presse, l’AMF indique que BitKeltTrade ne bénéficie actuellement d’aucune autorisation au sein de l’Union européenne. Le régulateur rappelle que les services liés à l’achat, à la vente ou à la conservation de crypto-actifs destinés au public français doivent être proposés par des prestataires disposant des autorisations requises.

Le dispositif associe donc deux ressorts particulièrement trompeurs. Une fausse page d’information apporte une apparence de légitimité, tandis que l’identité du régulateur financier français est utilisée pour rassurer l’investisseur avant son orientation vers une plateforme crypto non autorisée.

L’AMF précise aussi que ses listes noires ne peuvent pas être exhaustives, car de nouveaux sites non autorisés apparaissent régulièrement. L’absence d’un domaine sur une liste noire ne constitue donc pas, à elle seule, une preuve de fiabilité.

Ne versez pas d’argent et ne transmettez pas vos coordonnées

Les utilisateurs doivent éviter tout versement ou transmission de données à thryva.cyou. Si une page prétend être un média connu, il faut vérifier que son adresse correspond réellement au domaine officiel du média. Une promesse de rendement rapide associée à l’AMF ne doit jamais être considérée comme une preuve de légitimité.

Le régulateur recommande de ne pas donner suite et de ne pas transmettre ses coordonnées face à ces faux articles. Il conseille aussi de vérifier systématiquement qu’une société est autorisée avant tout investissement et qu’elle ne figure pas sur ses listes noires.

Dans le cas présent, l’avertissement est sans ambiguïté. thryva.cyou figure officiellement sur la liste noire française pour usurpation de l’AMF, tandis que BitKeltTrade est signalé comme une offre crypto non autorisée. Les internautes ayant communiqué leurs coordonnées ou envisagé un dépôt doivent interrompre tout échange financier avec les interlocuteurs liés à ces sites et conserver les messages, coordonnées et preuves de paiement éventuellement reçus.

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