Une arnaque crypto de 300 millions $ secoue le Mexique et les États-Unis

Un scandale financier d’ampleur internationale éclabousse la sphère crypto. Au Mexique, plus de 1 200 personnes affirment avoir été dépouillées de leurs économies dans une fraude estimée à 300 millions de dollars. L’affaire, qui mêle investisseurs ruinés, suspects en fuite et coopération judiciaire transfrontalière, met en lumière les failles dans la protection des épargnants face aux promesses alléchantes de rendements garantis.

Une arnaque crypto de 300 millions $ secoue le Mexique et les États-Unis

Un scandale financier d’ampleur internationale éclabousse la sphère crypto. Au Mexique, plus de 1 200 personnes affirment avoir été dépouillées de leurs économies dans une fraude estimée à 300 millions de dollars. L’affaire, qui mêle investisseurs ruinés, suspects en fuite et coopération judiciaire transfrontalière, met en lumière les failles dans la protection des épargnants face aux promesses alléchantes de rendements garantis.

Une escroquerie bâtie sur la confiance

En 2019, l’entreprise “High Lever Capital / Terablock” débute ses activités à Tijuana, vantant un prétendu algorithme de trading mis au point par Javier Castro Elenes. Les premiers investisseurs reçoivent des paiements rapides et conséquents, ce qui attire rapidement de nouveaux participants. « Les versements étaient réguliers, tout semblait fonctionner », témoignent aujourd’hui certaines victimes.

La mécanique s’interrompt brutalement en 2021. La société annonce une « mise à jour technologique » de sa plateforme, mais celle-ci ne voit jamais le jour. Depuis, les tentatives de contact avec les dirigeants restent vaines. Selon les estimations des plaignants, le préjudice atteindrait 360 millions de dollars.

Des suspects introuvables et une coopération judiciaire nécessaire

Les victimes estiment que les responsables ont quitté le Mexique pour se réfugier aux États-Unis. Elles réclament une coordination entre les forces de l’ordre des deux pays. Parmi les personnes citées figurent Eglen Lamas, Héctor Torres, Mónica Gabriela García, José Chinchilla, Berta Alicia Acuña Neri, Juan Diego Vargas et Eduardo Fonseca. L’ancienne juge de Basse-Californie, Lourdes Molina, est également accusée de complicité.

Le parquet de Tijuana confirme l’existence de six plaintes officielles. « Nous travaillons avec les autorités américaines pour que justice soit faite », déclare Miguel Angel Castro, responsable local. Du côté des plaignants, seize procédures visent directement la direction de “High Lever Capital / Terablock”.

Si les poursuites aboutissent, les auteurs présumés encourent de quatre à neuf ans de prison au Mexique pour fraude et escroquerie. Cette affaire pourrait également servir de déclencheur à un renforcement des mesures de prévention contre les arnaques crypto, alors que leur fréquence ne cesse de croître à l’échelle mondiale.

Le scandale Terablock illustre la facilité avec laquelle des réseaux bien organisés peuvent exploiter la confiance des investisseurs. Pour les victimes, la bataille judiciaire ne fait que commencer. Pour les autorités, c’est l’occasion de resserrer la coopération internationale face à des arnaques crypto toujours plus sophistiquées. Dans un secteur en pleine expansion, la transparence et la vérification des promesses d’investissement restent plus que jamais essentielles.

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