L’adresse info@amf-gouv.org a été ajoutée à la liste noire de l’Autorité des marchés financiers le 28 septembre 2026. Le régulateur français la classe dans la catégorie « Usurpation AMF », ce qui signifie qu’elle utilise ou évoque l’identité de l’institution sans être autorisée à proposer les services ou placements financiers concernés en France. AMF France
info@amf-gouv.org ajouté à la liste noire de l’AMF
L’AMF a publié une fiche spécifique consacrée à info@amf-gouv.org. Elle indique explicitement que cet acteur n’est pas autorisé à proposer certains services ou placements financiers en France et le rattache à la catégorie des usurpations de l’AMF. AMF France
Cette classification constitue un élément important. L’adresse reprend en effet le sigle « AMF » et le terme « gouv », deux éléments susceptibles de donner l’impression d’un contact institutionnel français.
Or, l’adresse figure bien parmi les acteurs répertoriés par le régulateur dans sa base consacrée aux listes noires. L’AMF précise par ailleurs que ces listes sont régulièrement mises à jour mais ne peuvent pas être exhaustives, car de nouveaux acteurs non autorisés apparaissent régulièrement. AMF France
La présence de cette adresse dans la liste noire ne signifie toutefois pas qu’une condamnation judiciaire pour escroquerie a nécessairement été prononcée. Elle établit avant tout que l’acteur concerné n’est pas autorisé et que l’AMF l’identifie comme une usurpation de son identité.
Pourquoi cette adresse doit alerter les épargnants
L’usurpation d’un régulateur financier peut être particulièrement trompeuse. Un interlocuteur qui se présente comme l’AMF peut chercher à rassurer un investisseur, prétendre intervenir dans un litige ou demander des démarches présentées comme officielles.
Le risque n’est pas théorique. Le 1er septembre 2026, l’AMF a elle-même signalé une campagne d’e-mails frauduleux utilisant son identité. Les messages invitaient notamment leurs destinataires à signer des documents et employaient des références destinées à renforcer leur crédibilité. L’Autorité a demandé aux personnes concernées de ne pas y donner suite. AMF France
Ce type d’usurpation peut également être plus sophistiqué qu’une simple adresse suspecte. Le régulateur a déjà documenté des e-mails et sites utilisant son nom, celui de ses collaborateurs ou des apparences institutionnelles afin de pousser leurs destinataires à effectuer certaines actions. AMF France
Comment vérifier un message prétendument envoyé par l’AMF
La première précaution consiste à ne pas se fier uniquement au nom affiché par l’expéditeur. Une adresse ou une identité visuelle peuvent être conçues pour imiter celles d’un organisme officiel.
Il faut vérifier directement l’interlocuteur depuis les outils officiels de l’AMF, sans utiliser les liens fournis dans un message suspect. Le régulateur tient notamment une base recensant les acteurs non autorisés, les mises en garde et les cas d’usurpation. AMF France
L’absence d’un acteur dans cette base ne constitue pas non plus une garantie. L’AMF rappelle elle-même que ses listes ne peuvent être exhaustives. Il reste donc nécessaire de contrôler les autorisations réglementaires avant de communiquer des informations personnelles ou d’effectuer un paiement. AMF France
Un contact prétendant pouvoir récupérer rapidement des pertes financières en échange de frais mérite également une vigilance particulière, surtout lorsqu’il invoque l’AMF pour légitimer son intervention.
Que faire après avoir répondu ou versé de l’argent ?
Une personne ayant communiqué des données bancaires ou personnelles à un interlocuteur utilisant info@amf-gouv.org doit interrompre les échanges et conserver les preuves disponibles : e-mails, documents, coordonnées, captures d’écran et références de transactions.
En cas de paiement, il est également utile de contacter rapidement l’établissement bancaire ou le prestataire de paiement afin de vérifier les mesures éventuellement possibles. Les identifiants et mots de passe transmis ou réutilisés sur d’autres services doivent être modifiés.
Enfin, le signalement peut être effectué auprès des autorités compétentes et de l’AMF par ses canaux officiels. La multiplication récente des usurpations montre que la prudence ne doit pas porter uniquement sur les plateformes d’investissement : les fraudeurs peuvent également chercher à reproduire l’identité même du régulateur pour gagner la confiance de leurs interlocuteurs.





