L’adresse contact@amf-info.com figure désormais sur la liste noire de l’Autorité des marchés financiers. Le régulateur français la classe dans la catégorie « usurpation AMF » et précise que cet acteur n’est pas autorisé à proposer certains services ou placements financiers en France.
contact@amf-info.com ajouté à la liste noire de l’AMF
L’AMF a mis en ligne son avertissement concernant contact@amf-info.com le 25 septembre 2026. La fiche officielle mentionne explicitement l’adresse électronique et la classe parmi les acteurs relevant d’une « usurpation AMF ».
Cette qualification constitue un élément important. Elle indique que l’identité ou l’image de l’Autorité des marchés financiers est utilisée de manière abusive. La présence du sigle « AMF » dans l’adresse peut notamment donner à un destinataire l’impression qu’il échange avec le régulateur français.
Or l’adresse officielle signalée n’appartient pas à un acteur autorisé à proposer les services ou placements financiers concernés. L’AMF rappelle par ailleurs qu’elle ne contacte pas spontanément les particuliers par téléphone ou messagerie privée pour récupérer des fonds perdus. Elle ne réclame pas non plus de taxes aux épargnants et ne débloque pas leurs comptes.
L’inscription sur la liste noire ne signifie toutefois pas qu’une juridiction a déjà établi l’existence d’une escroquerie commise par chaque personne utilisant cette adresse. Elle constitue avant tout un avertissement réglementaire sur l’absence d’autorisation et, ici, sur une usurpation de l’AMF.
Pourquoi cette adresse doit alerter les investisseurs
Les usurpations d’identité constituent une méthode fréquente dans les arnaques financières. Des personnes malveillantes peuvent reprendre le nom, le logo ou les références d’une administration ou d’une entreprise régulée pour donner davantage de crédibilité à leurs sollicitations.
L’AMF prévient que certains fraudeurs copient également des documents commerciaux et utilisent de véritables numéros d’agrément récupérés dans des registres publics. Une adresse électronique peut différer de l’originale par seulement une lettre, un tiret ou une extension de domaine.
Le domaine amf-info.com illustre la nécessité de vérifier l’adresse exacte de son interlocuteur plutôt que de se fier uniquement au nom affiché dans un courriel. Un message utilisant le vocabulaire d’un régulateur, un logo officiel ou des références administratives ne prouve pas son authenticité.
La prudence est encore plus importante lorsqu’un interlocuteur réclame de l’argent pour débloquer un investissement ou récupérer des fonds précédemment perdus. L’AMF affirme ne proposer aucun service de récupération des sommes perdues dans une arnaque financière.
Comment vérifier un acteur avant d’investir
La consultation des listes noires constitue une première vérification, mais elle ne suffit pas à elle seule. L’AMF précise que ces listes évoluent régulièrement et ne peuvent pas recenser immédiatement tous les acteurs non autorisés.
Pour un courtier, une banque ou un autre prestataire de services d’investissement, l’épargnant peut vérifier la raison sociale dans le registre Regafi. Un conseiller en investissements financiers doit être inscrit à l’Orias. Pour les crypto-actifs, il faut consulter la liste blanche des prestataires de services sur crypto-actifs autorisés à exercer en France.
Même lorsqu’une société existe réellement dans un registre, l’AMF recommande de vérifier les coordonnées de manière indépendante. Des escrocs peuvent en effet usurper l’identité d’une entreprise parfaitement autorisée. Il est préférable de retrouver soi-même le numéro officiel de la société et de la contacter directement.
Que faire après avoir versé de l’argent ?
Une personne ayant déjà effectué un paiement à la suite d’un contact suspect doit conserver l’ensemble des preuves disponibles. Courriels, numéros de téléphone, contrats, captures d’écran, coordonnées bancaires et justificatifs de virement peuvent faciliter les investigations.
L’AMF recommande de porter plainte rapidement auprès de la police, de la gendarmerie ou des autorités judiciaires. Un signalement peut également être transmis au régulateur et aux services officiels compétents.
Il peut aussi être utile de contacter immédiatement sa banque pour vérifier si une demande de retour ou d’annulation du virement reste techniquement possible. Cette récupération n’est toutefois pas garantie et dépend notamment de la nature et du stade de l’opération.
Enfin, toute proposition ultérieure promettant de récupérer les sommes perdues en échange de nouveaux frais doit être examinée avec une extrême prudence. L’AMF alerte précisément sur ces « arnaques à la récupération », qui peuvent viser une victime une seconde fois.






