Le domaine aureon-corevix.net figure désormais sur la liste noire de l’Autorité des marchés financiers. L’AMF indique que cet acteur n’est pas autorisé à proposer en France les services sur crypto-actifs concernés, ce qui impose une vigilance particulière aux investisseurs.
aureon-corevix.net ajouté à la liste noire de l’AMF
L’Autorité des marchés financiers a inscrit aureon-corevix.net sur sa liste noire le 11 septembre 2026. Le site apparaît dans la catégorie « crypto-monnaies », aux côtés de deux domaines très proches, aureoncorevix.net et aureoncorevix-fr.com, ajoutés à la même date.
L’inscription signifie que la plateforme ne dispose pas des autorisations nécessaires pour proposer en France les services concernés. L’AMF rappelle que ses listes noires recensent les acteurs ayant fait l’objet d’une mise en garde, les sites non autorisés ainsi que certaines usurpations d’identité. Elles sont régulièrement actualisées mais ne peuvent pas être considérées comme exhaustives.
Cette nuance est importante. La présence de aureon-corevix.net sur la liste noire de l’AMF ne constitue pas, à elle seule, la preuve qu’une escroquerie a été judiciairement établie. Elle établit en revanche que l’acteur n’est pas autorisé à fournir en France les services pour lesquels il a été signalé.
Pourquoi cette plateforme doit alerter les investisseurs
Depuis le 1er juillet 2026, le cadre français applicable aux services sur crypto-actifs a évolué. Pour pouvoir proposer légalement ces services aux investisseurs en France, les professionnels doivent notamment disposer du statut européen de prestataire de services sur crypto-actifs, ou PSCA, lorsqu’il est requis. Les anciens PSAN qui n’ont pas obtenu ce nouveau statut ne peuvent plus poursuivre leurs activités sous le régime transitoire.
Investir auprès d’un acteur non autorisé expose l’épargnant à une protection nettement plus faible. L’investisseur peut notamment rencontrer des difficultés pour identifier l’entreprise réellement responsable, obtenir le remboursement de fonds, contester une opération ou exercer un recours effectif lorsque les interlocuteurs ou infrastructures sont situés hors de France.
L’AMF recommande par ailleurs de se méfier des placements présentés comme très rentables et peu risqués, des sollicitations insistantes et des demandes de versement rapide. Ces comportements ne prouvent pas automatiquement une fraude, mais constituent des signaux d’alerte qui doivent conduire à vérifier précisément l’identité et les autorisations de l’intermédiaire.
Comment vérifier une plateforme avant d’investir
La première vérification consiste à consulter les registres officiels plutôt que de se fier aux informations affichées sur le site de l’intermédiaire. Pour les crypto-actifs, l’AMF publie une liste blanche des PSCA autorisés à exercer en France, directement ou grâce à une autorisation obtenue dans un autre État de l’Union européenne.
Pour d’autres catégories de professionnels, l’investisseur peut consulter Regafi pour les établissements bancaires et certains prestataires financiers, ainsi que l’Orias pour les conseillers en investissements financiers. Une société absente d’une liste noire n’est pas nécessairement autorisée : l’AMF insiste donc sur la nécessité de rechercher positivement son agrément dans les registres adaptés.
Il faut également contrôler avec attention le nom de domaine, l’adresse électronique, le numéro de téléphone et la raison sociale. Les usurpations d’identité sont fréquentes. Un site peut reprendre le nom, le logo ou les coordonnées d’une entreprise parfaitement régulée tout en utilisant un domaine différent. En cas de doute, mieux vaut contacter directement la société régulée avec les coordonnées figurant dans le registre officiel.
Que faire après avoir versé de l’argent ?
Une personne ayant déjà envoyé des fonds ne doit pas effectuer de nouveaux versements destinés à « débloquer » un retrait, payer une taxe ou récupérer son capital sans avoir préalablement vérifié la demande.
L’AMF conseille aux victimes présumées de réunir le maximum de preuves : courriels, contrats, captures d’écran, coordonnées bancaires, références de virements et échanges avec les interlocuteurs. Elle recommande ensuite de déposer rapidement plainte auprès des autorités judiciaires. Un signalement peut également être effectué auprès des services compétents, tandis qu’AMF Épargne Info Service peut orienter les investisseurs en cas de doute.
L’inscription de aureon-corevix.net sur la liste noire apporte donc une information claire : ce domaine ne doit pas être considéré comme une plateforme autorisée à fournir en France les services sur crypto-actifs concernés.






