investpathline.com/fr/3/ : l’AMF place cette plateforme sur sa liste noire

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a ajouté investpathline.com/fr/3/ à sa liste noire des acteurs non autorisés en France. Cette adresse, associée à des services liés aux crypto-actifs, doit donc alerter les épargnants avant tout versement d’argent.

investpathline.com/fr/3/ ajouté à la liste noire de l’AMF

L’AMF a inscrit précisément l’adresse investpathline.com/fr/3/ sur sa liste noire le 10 septembre 2026. Le régulateur la classe dans la catégorie « Crypto-actifs ». Deux autres pages du même domaine, investpathline.com/fr/1/ et investpathline.com/fr/2/, apparaissent également dans cette catégorie à la même date.

Cette inscription signifie que l’acteur concerné n’a pas le droit de proposer les services visés en France. L’AMF rappelle que les entités présentes sur ses listes noires proposent des services sans disposer des autorisations nécessaires ou font l’objet d’une mise en garde.

Il faut néanmoins conserver une nuance importante. La présence sur cette liste constitue une alerte réglementaire majeure, mais elle ne correspond pas automatiquement à une condamnation judiciaire pour escroquerie. Il est donc plus exact de parler d’une plateforme non autorisée par l’AMF que d’affirmer, sur ce seul fondement, qu’une fraude a été juridiquement établie.

Pourquoi cette plateforme doit alerter les investisseurs

Le secteur des crypto-actifs attire régulièrement des acteurs qui cherchent à proposer leurs services aux épargnants français sans respecter le cadre réglementaire. L’AMF actualise ainsi fréquemment ses listes afin de signaler les nouveaux domaines détectés.

Plusieurs situations doivent pousser à la prudence. Le régulateur cite notamment les contacts non sollicités, les promesses de rendements très élevés sans risque, la pression pour investir rapidement ou encore les demandes de virements vers des comptes bancaires étrangers. Ces indices ne suffisent pas individuellement à démontrer une fraude, mais leur accumulation doit inciter à interrompre la démarche.

Une analyse indépendante publiée après l’alerte de l’AMF indique par ailleurs que investpathline.com/fr/3/ se présente comme une solution de trading et d’investissement dans les cryptomonnaies. Elle mettrait notamment en avant des outils basés sur l’intelligence artificielle et inviterait les visiteurs à communiquer leurs coordonnées. Ces informations proviennent toutefois d’un site tiers et ne constituent pas des constatations officielles de l’AMF.

Comment vérifier une plateforme avant d’investir

Pour les crypto-actifs, l’AMF recommande de vérifier si le prestataire figure sur la liste blanche des prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA). Celle-ci recense les acteurs autorisés par l’AMF ou par une autorité d’un autre État de l’Union européenne à fournir leurs services en France.

La démarche doit aussi porter sur l’identité exacte de l’entreprise. Pour les services d’investissement traditionnels, l’investisseur peut consulter Regafi. Un conseiller en investissements financiers doit quant à lui être inscrit à l’Orias. Il faut comparer la raison sociale, les coordonnées et surtout l’adresse exacte du site avec celles disponibles dans les registres officiels.

Cette dernière vérification est essentielle en raison des usurpations d’identité. Des fraudeurs peuvent reprendre le nom, le logo ou les références d’une entreprise réellement agréée tout en utilisant une adresse Internet légèrement différente. L’existence d’une société dans Regafi ou un autre registre ne prouve donc pas que le site avec lequel l’épargnant échange lui appartient réellement.

L’inverse mérite également d’être rappelé. L’absence d’une adresse dans une liste noire ne garantit absolument pas sa légitimité. L’AMF précise que ses listes ne peuvent pas être exhaustives puisque de nouveaux acteurs non autorisés apparaissent régulièrement.

Que faire après avoir versé de l’argent ?

Une personne ayant déjà envoyé de l’argent à une plateforme non autorisée doit d’abord éviter tout nouveau versement. Elle a intérêt à conserver les courriels, messages, relevés de transactions, coordonnées bancaires, captures d’écran et autres éléments permettant de documenter les échanges.

Il faut également se méfier d’une seconde tentative de fraude. Après une première perte, certaines victimes peuvent être approchées par de faux professionnels qui prétendent pouvoir récupérer les fonds moyennant des frais supplémentaires. L’AMF rappelle qu’elle ne demande pas d’argent aux particuliers pour récupérer des sommes perdues et qu’elle ne démarche pas spontanément les victimes dans ce but.

L’inscription de investpathline.com/fr/3/ sur la liste noire officielle constitue donc un signal suffisant pour ne pas utiliser cette adresse afin d’investir en France. Avant tout placement, la priorité reste de vérifier l’autorisation du prestataire, son identité exacte et la correspondance entre son domaine Internet et les informations publiées dans les registres réglementaires.

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