Une arnaque au faux conseiller bancaire a coûté plusieurs retraits frauduleux à une femme de 73 ans à Cholet, dans le Maine-et-Loire. Identifié grâce aux images de vidéoprotection, l’homme qui avait récupéré sa carte bancaire a été interpellé puis condamné en octobre 2026.
À Cholet, une septuagénaire piégée par un faux conseiller bancaire
Les faits remontent au 7 septembre 2026. Une habitante de Cholet, âgée de 73 ans, est contactée dans le cadre d’une escroquerie reposant sur l’usurpation d’identité bancaire.
Au téléphone, l’interlocuteur se présente comme un professionnel chargé de sécuriser son compte. Il lui fait croire que des opérations suspectes ont été détectées et qu’une intervention rapide est nécessaire pour empêcher de nouveaux prélèvements.
Pour résoudre ce prétendu problème, un coursier doit récupérer sa carte bancaire directement à son domicile.
La septuagénaire accepte de remettre son moyen de paiement à l’individu qui se présente chez elle. Celui-ci utilise ensuite la carte pour effectuer plusieurs retraits d’argent dans des distributeurs automatiques.
Selon les informations rapportées par Oxygène Radio et Ouest-France, l’affaire s’est terminée par une condamnation judiciaire. Le montant exact des sommes dérobées n’a toutefois pas été communiqué.
Cette escroquerie illustre une méthode particulièrement trompeuse : le fraudeur ne demande pas directement de l’argent. Il prétend au contraire intervenir pour protéger les économies de sa victime.
Les images de vidéoprotection permettent de retrouver le suspect
Après les faits, les enquêteurs exploitent les images enregistrées par les dispositifs de vidéoprotection.
Ces éléments permettent d’identifier l’homme impliqué dans la récupération de la carte bancaire. Il est finalement interpellé au cours du mois d’octobre 2026.
Présenté à la justice, le mis en cause est condamné à une peine d’emprisonnement ainsi qu’à des travaux d’intérêt général.
Les informations disponibles ne précisent ni la durée de l’emprisonnement ni les modalités exactes d’exécution de la peine.
L’enquête met néanmoins en évidence l’intérêt des images de vidéoprotection dans les affaires d’escroquerie bancaire. Les retraits aux distributeurs peuvent laisser des traces exploitables pour identifier les personnes qui utilisent frauduleusement les cartes.
La condamnation ne signifie cependant pas que la victime a récupéré son argent. Aucun élément public ne permet de confirmer un éventuel remboursement.
Comment fonctionne l’arnaque au faux coursier bancaire ?
L’arnaque au faux conseiller bancaire repose sur un scénario destiné à provoquer un sentiment d’urgence.
Le fraudeur contacte sa cible en se présentant comme un employé de banque, souvent du service antifraude. Il annonce une opération suspecte et affirme qu’une intervention immédiate permettra d’éviter des pertes financières.
Pour rendre son discours crédible, il peut disposer d’informations personnelles obtenues précédemment ou afficher un numéro de téléphone ressemblant à celui de l’établissement bancaire.
Dans la variante dite du faux coursier, l’objectif est de récupérer physiquement la carte bancaire et, parfois, son code confidentiel.
Une fois ces informations obtenues, les escrocs peuvent réaliser des retraits ou des achats avant que la victime ne fasse opposition.
Cybermalveillance.gouv.fr souligne que cette fraude peut également prendre d’autres formes. Certains faux conseillers demandent aux victimes de communiquer des codes reçus par SMS ou de valider des opérations sur leur application bancaire.
Le mécanisme reste identique : faire passer une opération frauduleuse pour une mesure de sécurité.
Que faire si un faux conseiller bancaire vous contacte ?
Les autorités rappellent qu’aucune banque ne demande à un client de remettre sa carte bancaire à un coursier pour la sécuriser.
Plusieurs précautions permettent de limiter les risques :
- Raccrocher lorsqu’un interlocuteur réclame une carte bancaire ou un code confidentiel.
- Contacter directement sa banque avec son numéro officiel, sans rappeler celui fourni par l’interlocuteur.
- Ne jamais valider une opération bancaire à la demande d’un appelant inconnu.
- Faire immédiatement opposition si la carte a été remise à un tiers.
- Signaler les opérations frauduleuses à sa banque et déposer plainte en conservant les preuves disponibles.
En cas de fraude, le remboursement dépend notamment des circonstances de l’opération et des règles applicables aux paiements non autorisés.
L’affaire de Cholet rappelle ainsi qu’une escroquerie téléphonique peut rapidement déboucher sur des retraits d’argent. La vigilance reste essentielle, même lorsque l’interlocuteur semble connaître parfaitement les informations bancaires de sa victime.






