Le site pret-rapide-sans-refus.com apparaît depuis le 1er octobre 2026 dans le fichier officiel ABE Infoservice consacré aux acteurs non autorisés, dans une catégorie liée aux crédits et avec une mention d’usurpation professionnelle. La plateforme continue parallèlement d’afficher des offres de financement allant jusqu’à 500 000 euros, avec des durées pouvant atteindre 600 mois et un TAEG fixe maximal annoncé à 3 %.
Pret-rapide-sans-refus.com inscrit sur la liste noire
L’inscription de pret-rapide-sans-refus.com dans le fichier ABE Infoservice constitue le principal élément nouveau. Le domaine apparaît avec une qualification liée aux crédits, livrets, paiements et assurances, ainsi qu’une mention d’usurpation professionnelle.
Cette inscription signifie que le site n’est pas identifié comme un acteur autorisé à proposer les services financiers concernés sous l’identité utilisée. Elle ne permet pas, à elle seule, d’affirmer qu’une escroquerie a été judiciairement établie.
Le site se présente pourtant toujours comme une plateforme de financement destinée aux particuliers. Ses mentions légales affichent l’adresse « 15 Avenue des Minimes, 31200 Toulouse » et l’adresse électronique support@courtage-31.com.
L’adresse postale correspond par ailleurs à une adresse où existe une société de courtage légalement enregistrée. Cela ne prouve toutefois aucun lien entre cette entreprise et le site placé sur liste noire. La mention d’usurpation invite précisément à la prudence sur l’utilisation d’identités ou de coordonnées appartenant à des professionnels existants.
Des prêts jusqu’à 500 000 euros encore affichés
Au moment de la vérification, le site affiche toujours plusieurs offres présentées comme des prêts rapides, crédits urgents, microcrédits ou financements sans justificatif.
Les montants annoncés vont de 1 000 à 500 000 euros. Les durées de remboursement s’étendent de trois à 600 mois, soit jusqu’à 50 ans.
La plateforme indique également un TAEG fixe maximal de 3 %. Elle fournit l’exemple d’un prêt de 10 000 euros sur 60 mois, avec 60 mensualités de 179,69 euros et un montant total dû de 10 781,40 euros.
Le site précise désormais qu’une demande reste soumise à étude et qu’aucune acceptation n’est garantie. Ces mentions ne changent toutefois pas le statut signalé par ABE Infoservice.
L’expression commerciale utilisée dans le nom du domaine, « sans refus », peut en outre créer une impression de facilité d’accès au financement, alors que tout crédit légal suppose normalement une évaluation du dossier et de la solvabilité de l’emprunteur.
Une adresse e-mail déjà signalée auparavant
Le point le plus sensible concerne l’adresse support@courtage-31.com. Elle apparaît depuis plusieurs mois dans d’autres avertissements liés à des activités financières non autorisées.
La Commission de surveillance du secteur financier luxembourgeois avait déjà publié, en août 2025, un avertissement concernant des activités exercées sous les noms Credit Finess S.A. et Credit Express S.A. L’autorité mentionnait précisément cette adresse électronique et indiquait que l’entité concernée ne disposait d’aucun agrément au Luxembourg.
Des publications spécialisées indiquent également que support@courtage-31.com figurait dès le 26 mai 2026 dans le fichier français des acteurs non autorisés, sous une mention d’usurpation professionnelle. Cette date mérite néanmoins d’être distinguée de l’inscription spécifique de pret-rapide-sans-refus.com, datée du 1er octobre 2026.
La réutilisation d’une même adresse électronique sur plusieurs sites financiers constitue donc un élément important pour les particuliers qui auraient déjà été contactés.
Que faire si vous avez déjà versé de l’argent ?
Une personne ayant transféré des fonds ou communiqué des données bancaires ne doit pas attendre une nouvelle demande de paiement.
Le premier réflexe consiste à contacter immédiatement sa banque pour signaler l’opération, demander si un rappel ou un blocage reste possible et sécuriser les moyens de paiement concernés.
Il faut également conserver toutes les preuves : e-mails, contrats, relevés bancaires, captures d’écran, numéros de téléphone, IBAN utilisés, justificatifs de virement et échanges de messagerie. Un dépôt de plainte peut ensuite être effectué auprès de la police ou de la gendarmerie, accompagné d’un signalement aux autorités compétentes.
Pour les montants importants ou les situations complexes, l’assistance d’un avocat peut être utile.
Une vigilance particulière s’impose enfin face aux prétendus services de récupération de fonds. Certaines personnes déjà victimes sont ensuite approchées par de faux avocats, enquêteurs ou intermédiaires qui réclament de nouveaux frais pour récupérer l’argent perdu. Aucun paiement supplémentaire ne doit être effectué sans vérifier précisément l’identité, le statut et l’autorisation du professionnel.






