Plateformes de trading frauduleuses : 25 nouveaux sites signalés

La FSMA a ajouté 25 nouvelles entités à sa liste de plateformes de trading frauduleuses, après avoir identifié de nouveaux sites utilisés pour attirer des investisseurs. Le régulateur belge alerte sur des méthodes de plus en plus structurées, mêlant faux profils, publicités trompeuses, groupes WhatsApp et promesses de gains rapides.

La FSMA ajoute 25 plateformes de trading frauduleuses

Dans sa dernière mise en garde publiée le 30 juin 2026, l’Autorité des services et marchés financiers distingue deux catégories. Dix sites auraient servi à mettre des consommateurs en contact avec des plateformes frauduleuses. Quinze autres font directement l’objet d’une recommandation de ne pas donner suite à leurs offres.

Le premier groupe comprend Argentis Capora, Claire Marchèòn, Clarté Finelya, Effectenria, Fort Trésorique, Libre Profitance, Mont Activoire, Riche Patrimesse, Track Cormax Hex et X Trade Grok 8.1 Flex.

La FSMA déconseille également les offres de Bitelity, BlitzPine Group, Blueforge Ltd, CDJ Rise, DataEdgeFX, Dividenda, Exovia Markets, Markelio-global, Noxi Rise, Rivonsphere, Sirano Group, Solara Finance Limited, SwayHorizonAI, Torvex Finance et Winseterra. L’autorité précise que sa liste reste non exhaustive et qu’elle est régulièrement actualisée.

Des investisseurs attirés par des gains rapides

Les plateformes de trading frauduleuses suivent souvent un scénario similaire. Les premiers contacts peuvent passer par une fausse publicité utilisant l’image d’une personnalité connue, un profil sur les réseaux sociaux ou une application de rencontre. Les escrocs utilisent aussi des SMS, WhatsApp ou Telegram, parfois sous la forme d’un message prétendument envoyé par erreur.

Une autre technique consiste à intégrer les victimes à des groupes de trading où de faux témoignages entretiennent l’impression que des gains importants sont facilement accessibles. Certaines personnes sont aussi recrutées par l’intermédiaire d’une connaissance ou d’un système de parrainage.

Après l’inscription, le premier versement peut rester relativement faible. La FSMA cite, à titre d’exemple, un dépôt de 250 euros. L’objectif est de réduire la méfiance avant d’inciter l’investisseur à transférer des montants plus élevés. Dans certains cas, les fraudeurs demandent même un accès à distance à l’ordinateur de leur victime.

Des profits fictifs avant de bloquer les retraits

Une fois l’argent versé, l’interface de trading peut afficher des transactions et des bénéfices importants. Selon la FSMA, ces performances sont parfois entièrement fictives : l’argent n’est pas réellement investi et les chiffres affichés servent à convaincre la victime d’augmenter ses dépôts.

Les fraudeurs multiplient alors les appels ou présentent de prétendues opportunités limitées dans le temps. Ils peuvent aussi autoriser quelques petits retraits afin de renforcer la confiance.

La situation change lorsque l’investisseur souhaite récupérer une somme plus importante. La plateforme réclame alors de nouveaux paiements au titre de taxes, frais administratifs ou autres coûts supposés nécessaires pour débloquer les fonds. Ces versements supplémentaires ne garantissent aucun remboursement.

Certaines structures utilisent également un fonctionnement pyramidal. Les membres doivent recruter de nouveaux investisseurs dont l’argent sert notamment à rémunérer les premiers participants. Le mécanisme finit par s’effondrer lorsque les nouveaux apports deviennent insuffisants.

Comment réagir après avoir versé de l’argent ?

La FSMA recommande d’abord de cesser immédiatement tout versement et tout contact avec la plateforme suspecte. Une victime ayant effectué un transfert doit prévenir rapidement sa banque et signaler les faits à la police ainsi qu’au régulateur.

Il est également conseillé de conserver les e-mails, messages, captures d’écran, relevés bancaires et autres preuves des transactions. Ces documents peuvent faciliter les démarches ultérieures.

La prudence doit continuer après la première fraude. Des escrocs peuvent recontacter les victimes en affirmant pouvoir récupérer leur argent moyennant de nouveaux frais. La FSMA qualifie ce procédé de « recovery room » et prévient qu’il s’agit généralement d’une nouvelle tentative d’escroquerie.

Avant tout investissement, le régulateur recommande enfin de vérifier l’identité de l’entreprise et ses éventuelles autorisations. L’absence d’un nom dans une liste d’alerte ne suffit pas à prouver qu’une plateforme est fiable, puisque ces listes ne peuvent recenser immédiatement tous les acteurs frauduleux.

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