La FSMA met en garde contre Cédric Bergans, qui proposerait en Belgique des services et conseils en investissement sans disposer de l’autorisation requise. Le régulateur belge appelle les consommateurs à refuser toute offre financière émanant de l’intéressé ou de la structure BC Edufin Academy.
Cédric Bergans n’est pas enregistré auprès de la FSMA
L’Autorité des services et marchés financiers belge a publié son avertissement le 28 juillet 2026. Selon la FSMA, Cédric Bergans n’est pas enregistré auprès de ses services et ne peut donc pas proposer des produits ou services financiers réglementés aux consommateurs belges.
Le régulateur indique qu’il utilise également la dénomination commerciale BC Edufin Academy, établie à Grâce-Hollogne, en Wallonie. Deux sites internet sont associés à ses activités : cedricbergans.com et bcedufin-academy.com. Ils étaient désactivés au moment de la publication de l’avertissement.
Cédric Bergans se présentait notamment comme actif dans le coaching, y compris dans le domaine financier. La difficulté relevée par la FSMA concerne la frontière entre une simple activité de formation et des services financiers soumis à autorisation.
Des fonds auraient été collectés auprès de consommateurs
La mise en garde va plus loin que la seule question de l’enregistrement. « Selon les informations dont dispose la FSMA », Cédric Bergans proposerait des services et des conseils en matière d’investissement et recueillerait de l’argent auprès de consommateurs dans ce cadre.
L’autorité précise qu’il ne dispose d’aucune autorisation pour exercer de telles activités en Belgique. Elle demande donc au public de faire preuve de vigilance et de refuser les propositions de produits ou services financiers provenant de Cédric Bergans ou de BC Edufin Academy.
Cette mise en garde ne doit toutefois pas être présentée comme une condamnation judiciaire pour fraude. Elle signifie que le régulateur considère les activités financières décrites comme non autorisées au regard de la réglementation belge. La FSMA classe d’ailleurs Cédric Bergans parmi les acteurs irrégulièrement actifs en Belgique.
La FSMA pointe également des formations sur le Forex
L’autorité belge indique également que le site de Cédric Bergans faisait la promotion de formations, notamment sur le Forex. Ce marché permet de spéculer sur les variations des taux de change entre différentes devises.
La réglementation belge impose cependant des restrictions particulièrement strictes. La FSMA rappelle que certains produits Forex destinés aux particuliers, notamment lorsqu’ils prennent la forme de CFD, ne peuvent pas être commercialisés auprès des clients de détail en Belgique.
Un CFD, ou « contrat sur différence », permet de prendre position sur l’évolution d’un actif sans le détenir directement. Lorsque son actif sous-jacent est une devise étrangère, il peut constituer un produit Forex. Ces instruments présentent notamment un risque élevé lié à leur volatilité et à l’effet de levier.
BC Edufin Academy faisait par ailleurs l’objet d’une procédure d’ouverture de faillite depuis le 16 février 2026, précise la FSMA dans son avertissement.
Comment vérifier un intermédiaire financier en Belgique
La FSMA accompagne son avertissement d’un rappel sur les mécanismes pyramidaux. Elle souligne que la participation à un tel système peut constituer une pratique déloyale et exposer les participants à des conséquences pénales, en plus du risque de perte financière.
Le régulateur ne dit toutefois pas dans son communiqué que Cédric Bergans ou BC Edufin Academy exploiteraient un système pyramidal. Cette distinction est importante : le passage constitue un rappel général de prévention et ne doit pas être interprété comme une accusation supplémentaire.
Avant de transférer de l’argent ou d’accepter un conseil d’investissement, la FSMA recommande de vérifier l’identité de l’interlocuteur, son siège, ses coordonnées ainsi que les autorisations dont il dispose. Elle invite également les consommateurs à consulter ses registres officiels pour vérifier qu’un prestataire est effectivement habilité à proposer le service concerné.
Dans le cas de Cédric Bergans, la position du régulateur est sans ambiguïté : aucune autorisation ne lui permet de proposer les produits et services financiers visés en Belgique. Les consommateurs belges sont donc appelés à ne pas donner suite à de telles offres.






