L’Autorité des marchés financiers (AMF) a ajouté marketorbitlabs.it.com à sa liste noire le 11 septembre 2026. Le domaine apparaît dans la catégorie « Usurpation AMF », un signal particulièrement sensible puisqu’il renvoie à l’utilisation abusive de l’identité ou de l’autorité du régulateur français.
marketorbitlabs.it.com ajouté à la liste noire de l’AMF
La présence de marketorbitlabs.it.com sur la liste officielle est confirmée à la fois par l’AMF et par le portail ABE Infoservice. Ce dernier classe également le domaine parmi les « usurpations d’autorités » et indique une inscription datée du 11 septembre 2026.
Cette qualification apporte une nuance importante. Il ne s’agit pas simplement d’un intermédiaire financier dépourvu d’un agrément pour un service particulier. L’entrée publiée par l’AMF relève spécifiquement de l’usurpation de l’AMF, c’est-à-dire d’une situation dans laquelle l’identité ou les références de l’autorité peuvent être utilisées pour donner une apparence de légitimité à une sollicitation.
L’inscription sur une liste noire constitue un avertissement officiel. Elle ne signifie toutefois pas qu’une escroquerie liée à marketorbitlabs.it.com a déjà été établie par une décision judiciaire définitive. Elle indique que les épargnants ne doivent pas considérer ce domaine comme un interlocuteur autorisé par l’AMF.
Pourquoi cette plateforme doit alerter les investisseurs
L’usurpation d’identité constitue une technique particulièrement trompeuse dans le secteur financier. L’AMF explique que des fraudeurs peuvent reprendre le nom, le logo, les documents commerciaux ou même les numéros d’agrément d’un professionnel réellement enregistré. Certains se font également passer directement pour des salariés ou représentants d’une autorité.
Le simple fait qu’un interlocuteur cite l’AMF, fournisse un numéro d’autorisation ou reproduise l’identité d’une société connue ne suffit donc pas à établir son authenticité. L’adresse du site, le domaine de messagerie et les coordonnées utilisées doivent correspondre exactement à celles figurant dans les registres officiels.
L’AMF rappelle par ailleurs qu’elle ne démarche pas spontanément les particuliers par téléphone ou messagerie privée. Elle ne demande pas non plus le paiement d’une taxe et ne contacte pas les victimes pour leur proposer de récupérer de l’argent perdu.
Comment vérifier une plateforme avant d’investir
Avant tout versement, l’investisseur doit rechercher la société qui exploite réellement le service et vérifier son statut. Pour une banque ou un prestataire de services d’investissement, l’AMF recommande de consulter Regafi. Les conseillers en investissements financiers doivent, eux, être inscrits à l’Orias.
Pour les services liés aux crypto-actifs, il faut contrôler la liste blanche des prestataires autorisés publiée par l’AMF. Des registres spécifiques existent aussi pour le financement participatif et certaines offres de biens divers.
Une vérification dans un registre ne suffit pas lorsqu’une usurpation est possible. L’AMF conseille de rechercher soi-même les coordonnées officielles de l’entreprise prétendument représentée, puis de la contacter directement afin de vérifier que la personne ou le site en question lui appartient réellement.
Que faire après avoir versé de l’argent ?
Une personne ayant déjà envoyé des fonds doit agir rapidement. L’AMF recommande de contacter sa banque afin de vérifier si un rappel ou une annulation du virement reste possible. Il faut aussi conserver les courriels, contrats, numéros de téléphone, captures d’écran, RIB et justificatifs de paiement.
Si les faits paraissent frauduleux, la victime peut porter plainte auprès de la police, de la gendarmerie ou du procureur de la République et effectuer un signalement auprès des services compétents. L’AMF prévient également contre les prétendus cabinets, avocats ou organismes de récupération de fonds qui réclament de nouveaux paiements après une première perte.
Concernant marketorbitlabs.it.com, le point essentiel est donc établi : le domaine figure bien depuis le 11 septembre 2026 sur la liste noire officielle de l’AMF, dans la catégorie « Usurpation AMF ». Les épargnants ont intérêt à ne transmettre ni argent ni données personnelles ou bancaires à un interlocuteur utilisant ce domaine.






