L’Autorité des marchés financiers vient d’ajouter une adresse précise de francejournal.info à sa liste noire. Le régulateur français classe cette page parmi les acteurs non autorisés dans la catégorie des crypto-actifs.
francejournal.info ajouté à la liste noire de l’AMF
L’adresse concernée est précisément « francejournal.info/landers/b14c4399-265b-4e29-90ea-8a42b8d50342/ ». L’AMF l’a intégrée à sa liste noire le 10 septembre 2026 dans la catégorie « Crypto-actifs ».
Cette inscription signifie que l’acteur identifié par cette adresse ne dispose pas des autorisations nécessaires pour proposer les services concernés en France. Depuis le 1er juillet 2026, les prestataires de services sur crypto-actifs doivent notamment relever du régime PSCA pour pouvoir continuer à exercer légalement sur le marché français.
La présence sur la liste noire constitue donc un avertissement majeur pour les épargnants. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, d’affirmer qu’une escroquerie a été judiciairement établie. L’AMF distingue les acteurs non autorisés des condamnations qui pourraient éventuellement être prononcées par la justice.
Pourquoi cette plateforme doit alerter les investisseurs
Une enquête publiée après l’alerte de l’AMF décrit la page concernée comme une offre d’investissement en crypto-actifs reposant sur des promesses de gains particulièrement élevées. Elle évoque notamment des références à l’intelligence artificielle et des présentations laissant croire que des utilisateurs pourraient réaliser rapidement d’importants profits.
Ces éléments doivent appeler à la prudence. L’AMF rappelle régulièrement que les promesses de rendements très élevés avec un risque présenté comme faible constituent un signal d’alerte. Elle recommande également de se méfier lorsqu’un interlocuteur inconnu pousse à prendre rapidement une décision ou réclame un virement vers un compte situé à l’étranger.
Le cas de francejournal.info rappelle également l’importance de vérifier l’adresse exacte utilisée. Les offres financières douteuses peuvent s’appuyer sur des pages spécifiques, des sous-domaines ou des adresses ressemblant à celles d’entreprises connues. Dans le cas présent, l’AMF répertorie une URL précise comprenant le répertoire « landers » et une longue suite de caractères.
Comment vérifier une plateforme avant d’investir
Consulter la liste noire constitue une première précaution, mais elle ne suffit pas. L’AMF prévient elle-même que ses listes ne peuvent pas être exhaustives. De nouveaux acteurs apparaissent régulièrement et une plateforme absente de la liste noire ne doit donc pas être considérée automatiquement comme autorisée.
Pour un investissement lié aux crypto-actifs, l’épargnant doit vérifier la présence du prestataire sur la liste blanche des PSCA. Celle-ci rassemble les entreprises agréées par l’AMF ou autorisées dans un autre pays de l’Union européenne à fournir leurs services en France.
Il faut également contrôler l’identité de l’entreprise, son nom légal et surtout l’adresse de son site. Cette dernière précaution réduit le risque de tomber sur une usurpation. Des fraudeurs peuvent en effet reprendre le nom, le logo ou certaines informations réglementaires d’un acteur réellement agréé sans avoir de lien avec lui.
Même la présence d’un prestataire sur une liste blanche ne garantit d’ailleurs pas la rentabilité d’un placement. L’AMF rappelle que l’autorisation réglementaire ne constitue pas une recommandation d’investissement et que les crypto-actifs restent des placements risqués.
Que faire après avoir versé de l’argent ?
Une personne ayant déjà transféré de l’argent doit d’abord interrompre tout nouveau versement. Il est également conseillé de conserver les courriels, conversations, contrats, coordonnées bancaires, captures d’écran et justificatifs de paiement susceptibles de documenter les faits.
L’AMF recommande aux victimes d’agir rapidement et de porter plainte. Dans certaines situations, elles peuvent également contacter leur banque pour demander si un retour de fonds reste techniquement possible, sans garantie de récupération.
Une autre menace apparaît souvent après une première perte. Des personnes peuvent proposer de récupérer l’argent contre le paiement de frais, parfois en se faisant passer pour un avocat ou une autorité. L’AMF précise qu’elle ne contacte jamais spontanément les particuliers pour récupérer des fonds perdus et ne réclame aucune taxe pour une telle opération.
L’inscription de francejournal.info sur la liste noire constitue ainsi un signal suffisamment sérieux pour ne pas lui confier de fonds ou de crypto-actifs. Pour tout autre site, le bon réflexe reste identique : vérifier l’autorisation auprès des registres officiels avant le premier versement.






